[
#ANCHOR_Txt19]
Menuiserie
bédane
bouvet
ciseau à bois
crémone
croisée
établi
étau
gond
gueule de loup
jet d'eau
maillet
mouchette
mouton
noix
paumelle
penture
pièce d'appui
plane
rabot
rejingot
riflard
serre-joint
valet
varlope
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#ANCHOR_Img11]
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#ANCHOR_Txt14]
Charpente
arbalétrier
bisaiguë
blochet
chantignole
chevron
contrefiche
contreventement
tarière
Demi-ferme d'arêtier
demi-ferme de croupe
Echantignolle
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#ANCHOR_Txt23]
Electricité
disjoncteur
disjoncteur différentiel
fusibles tabatières
fusibles en cartouches
lampe à bout de fil
prise de courant
suspension
entrait
entrait retroussé
ferme
Herminette
Jambette
lambourde
lien de faîtage
membron
moise
panne
panne courante
panne faîtière
panne sablière
panneton
passe-partout
poinçon
scie en long
solive
liteaux
lucarnes
noquet
noue
Oeil-de-boeuf outeau
pigeon
pureau
recouvrement
rive
souche de cheminée
terrasson
tiercée
toit à la Mansard
trait carré
tuile d'about de faîtage
tuile d'arêtier
tuile de faîtage
tuile de rive
tuile DE, DR
tuile gauche à droite
tuile gauche à gauche
tuile gironnée.
tuile mécanique
versant
volige
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#ANCHOR_Img3]
Maçonnerie
arc
berceau
chaussine
clé ou clef
contrefort
corbeau
extrados
fruit d'un mur
intrados
joint montant
linteau
lit d'attente
lit de pose
mortier de pose
muraillère
naissance
plein cintre
rein
sommier
voussoir
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#ANCHOR_Txt25]
Serrurerie
Bec de cane
bénarde
béquille
fouillot ou foliot
gâche
lardé
palastre
pêne demi-tour
pêne dormant
quincaillerie
Serrure à droite
(ou à gauche)
en poussant (ou en tirant)
serrure bénarde
têtière
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#ANCHOR_Img21]
Couverture
Accident de toiture
arêtier
brisis
Chanlatte
cordeau
emboîtement
épi de faîtage
Faux pureau
Glossaire corps d’état du bâtiment
Murs en pierre de taille
Ces murs sont montés avec des pierres de forme en général parallélépipédiques. La face horizontale entre deux pierres est appelée lit de pose pour la pierre supérieure et lit d'attente pour la pierre inférieure. La partie visible de la pierre est le parement. La pierre est posée sur un mortier de pose, constitué de sable et de chaux ou de ciment. Entre deux pierres horizontales se trouve le joint montant. Lorsqu'un mur est très haut ou s'il présente une inclinaison anormale on lui adjoint des contre-forts perpendiculaires pour le soutenir. Quelquefois les murs n'ont pas une épaisseur constante sur la hauteur. C'est le cas des murs de soutènement par exemple. L'inclinaison du parement est appelée fruit qui peut être intérieur ou extérieur.
Les planchers sont constitués de solives ancrées de quelques dizaines de centimètres dans les murs et de parquets de quelques centimètres d'épaisseur. De ce fait ils ne peuvent assurer aucune fonction de stabilité des murs. Aussi, ceux-ci doivent être stables tout seuls. C'est ce qui conditionne leur épaisseur : 40 à 50 cm pour une maison à rez-de-chaussée, 60 à 80 cm pour une maison à un étage. Les anciens châteaux pouvant avoir 15 m de hauteur ont donc naturellement des murs de près de 2 m d'épaisseur à la base.
Il est à noter qu'en général les épaisseurs des murs diminuent au fur et à mesure que l'on s'élève dans les étages
Voûtes, arcs et linteaux
Une voûte est un ouvrage en maçonnerie de forme cylindrique reposant sur des murs ou sur des piliers et destinée à recevoir un plancher ou une toiture. La face inférieure visible de la voûte est l'intrados. Le dessus de la voûte est l'extrados. La naissance (le bas de la voûte) repose sur un sommier. Au sommet de la voûte se trouve la dernière pierre posée de la construction appelée clé de voûte. les autres pierres de forme trapézoïdales sont les voussoirs. Ils constituent les reins de la voûte.
Les premières voûtes avaient la forme d'un demi-cercle. Ce sont les voûtes en plein cintre. On s'est aperçu ensuite que leur forme n'était pas idéale pour transmettre les efforts aux murs. Il fallait qu'elles soient plus élancées. D'où la forme de voûtes gothiques.
Au dessus des portes on trouve des arcs ou berceaux. Les différentes parties de ces arcs ou berceaux ont les mêmes dénominations que pour les voûtes.
Plus tard les arcs ont été remplacés par des linteaux formés tout d'abord de pierres à joints rayonnants (voûte plate-bande) puis par des poutres en bois ou en pierre.
Maçonnerie
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Les outils du scieur et du charpentier
Pour abattre les arbres, le scieur fait tout d'abord une entaille à la hache ou à la cognée (une grosse hache) puis scie le tronc à l'aide d'une grande scie à deux manches tenue par deux ouvriers, appelé passe-partout.
Les billes de bois sont débitées dans le sens de la longueur pour former des poutres ou des planches avec une scie en long. Cette scie, maniée par un scieur placé sur la bille de bois et un autre debout au sol, comporte également deux manches.
Les pièces ainsi débitées sont dégrossies avec le côté plat d'une bisaiguë. C'est un simple fer plat aiguisé aux deux extrémités et muni d'une poignée au milieu que l'on tient avec un bras et que l'on bloque sous l'aisselle. L'autre côté est moins large et est destiné à creuser les mortaises. Les trous sont faits avec des tarières à manche en bois et à forets en général interchangeables. Les pièces de charpente ont quelquefois besoin d'être ajustées ou taillées aux extrémités. On utilise alors une sorte de hache appelée herminette.
Les planchers
L'ossature des planchers était autrefois systématiquement en bois. Entre deux murs parallèles espacés d'au plus 4 m environ, il était lancé des solives espacées d'une dizaine de centimètres. Sur ces solives étaient posées des planches dans le sens des solives de façon à ce que les joints de planche soient sur les solives pour assurer une certaine étanchéité à la poussière. Ensuite était posée de la chaussine (mortier maigre avec de la chaux) puis un carrelage. Dans les demeures plus aisées, sur les planches on posait des lambourdes de 4 x 6 cm environ pour recevoir un parquet.
Lorsque le mur risquait d'être humide on veillait à limiter les scellements des solives. Pour cela on plaçait le long du mur une poutre recevant ces solives. Les ancrages de cette poutre appelée muraillère étaient faits de temps en temps par une solive plus longue que les autres.
Si l'espace entre deux murs était trop important on coupait la portée des solives en plaçant une ou plusieurs poutres perpendiculaires aux solives. Ces poutres étaient soit ancrées dans les murs soient posées sur des corbeaux en pierre.
Les charpentes de toiture
La charpente, traditionnellement en bois, est destinée à supporter la toiture. Elle se compose de fermes qui sont des poutres triangulées portant en général de mur de façade à mur de façade, de pannes horizontales reposant sur les fermes ou sur les pignons. Sur les pannes sont posés les chevrons parallèles à la ligne de plus grande pente.
Les fermes
Pour les toits à deux versants les fermes ont la forme d'un triangle, isocèle si les deux versant sont identiques.
Lorsque l'on a un toit à quatre pentes, les deux versants triangulaires sont appelés croupe. Au milieu de ce versant se trouve une demi-ferme de croupe. Les arêtiers sont supportés par des demi-ferme d'arêtier.
La pièce horizontale se trouvant en bas de la ferme est appelé entrait. Ce tirant est une pièce où s'exerce des efforts de traction.
Le long des versant se trouvent les arbalétriers. Au milieu de la ferme la pièce rectangulaire souvent de section carrée s'appelle le poinçon. Pour des commodités d'assemblage, le tirant est généralement formé de deux pièces de bois parallèles enserrant les arbalétriers et le poinçon. On se trouve en présence d'une moise. L'entrait étant moisant et les autres pièces se trouvant moisées.
Enfin, si la portée dépasse 4 ou 5 mètres on trouve entre les arbalétriers et l'entrait des pièces obliques appelées contrefiches ou jambettes. En général il existe presque toujours une contrefiche partant du pied de l'entrait et se dirigeant près de la panne située à environ 1,5 m du faîtage.
Lorsque l'entrait n'est pas en bas de la ferme on dit qu'il est retroussé. Contrairement à l'entrait simple qui est tendu, l'entrait retroussé est comprimé. Les efforts arrivent au mur par l'intermédiaire d'une jambe de force, retenue horizontalement par un blochet.
La stabilité transversale (ou contreventement) d'une charpente de couverture est assurée par l'ensemble des fermes qui sont capables de reprendre les efforts du vent lorsque celui-ci souffle dans le sens de leur plan. Dans l'autre sens (contreventement longitudinal) on place près du faîtage des pièces reliant les pannes faîtières aux poinçons appelées liens de faîtage.
Lorsque dans les combles on veut rendre les pièces plus habitables on exécute un toit à la Mansard qui comporte une partie basse à forte pente appelée brisis et une partie haute beaucoup moins pentue appelée terrasson. Celles-ci, compte tenu de leur faible pente, sont couvert soit tout en zinc soit en ardoises (brisis) et en zinc (terrasson). La jonction entre le terrasson et le brisis est appelée membron.
Les pannes
Les pannes sont des pièces horizontales reposant sur les fermes. Elles sont inclinées dans le sens du toit et reçoivent les chevrons. Leur espacement est de l'ordre de 1,20 m à 2 m. Cet espacement est d'autant plus faible que l'on se trouve en zone à fortes chutes de neige ou que la pente du toit est faible. On distingue la panne faîtière située en haut du toit et la panne sablière placée en bas de versant sur le mur de façade. Les autres pannes sont appelées pannes courantes.
Les pannes sont calées sur les arbalétriers par des cales triangulaires appelées échantignolles, échantignoles, chantignolles ou encore chantignoles. Les deux dernières variantes sont plus anciennes et sont employées aujourd'hui par les charpentiers métalliques.
Les chevrons
Sur les pannes sont fixés les chevrons. Ils sont espacés d'environ 40 à 50 cm. Ils sont cloués sur les pannes. Autrefois ils comportaient en tête une cheville dépassant par en dessous et étaient simplement posés sur les pannes. La cheville ayant pour fonction d'empêcher le chevron de glisser.
Sur les chevrons sont posés les liteaux ou le voligeage. Bien que ces pièces soient en bois, elles sont toujours posées par le couvreur, car leur mode de pose dépend essentiellement du type de tuiles employées ou de la dimension des ardoises.
Charpente
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La couverture se compose de versants. Ceux-ci se terminent en haut du toit par un faîtage. Sur les côtés ils peuvent se terminer par :
Une rive contre mur, si un mur monte plus haut que le versant ou si le versant rencontre une souche de cheminée.
Une rive simple si le toit déborde le mur de façade
Une noue si le versant rencontre un autre versant et que la jonction reçoit l'eau. L'angle formé par les deux versant étant rentrant.
Un arêtier si le versant rencontre un autre versant et que la jonction ne reçoit pas l'eau.
Le versant le plus large de la toiture s'appelle le long pan.. Ainsi une toiture à 4 pans comporte deux longs pans et deux croupes
(dessin d'ouverture de toit à venir) Les ouvertures dans le toit sont: Les lucarnes sont des petits toits à trois pentes recouvrant une petite fenêtre. Quelquefois, le toit était en forte saillie par rapport à la fenêtre pour protéger une poulie qui servait à monter le grain dans le grenier. En général la croupe de la lucarne a la même pente que le toit;
Les outeaux sont des petites ouvertures triangulaires couvertes par un toit à deux pentes;
Les oeils-de-boeuf sont des ouvertures rondes que l'on trouve dans les lucarnes. On trouve également des oeils-de-boeuf dans les façades.
On retrouve en Bourbonnais les tuiles en terre cuite dites de Bourgogne. Elles sont rectangulaires et mesurent environ 24 cm par 16 cm. Elles étaient moulées à la main, séchées au soleil et cuites ensuite dans un four. Pendant le séchage, il n'était pas rare qu'un chat, un chien ou une poule marchent sur les tuiles non sèches. On retrouve souvent la trace de leur patte sur l'envers de la tuile. Plus tard les tuiles ont été moulées dans des formes sur le fond duquel était gravé le nom de la tuilerie.
Lorsque l'on commence un toit, il faut bien évidemment que les rangs de tuiles soient bien horizontaux et donc qu'elles soient perpendiculaires à la ligne de plus forte pente. Le couvreur, pour se repérer, commence sur la charpente à tracer ces lignes de niveau et de plus grande pente. On dit alors qu'il a battu les traits carrés. On dit battre, car le trait est tracé en lâchant (battant) un cordeau préalablement tendu et enduit de bleu.
Ensuite on cloue les liteaux, petites pièces de bois de 2 x 3 cm de section environ, sur les chevrons. Ces liteaux recevront les tuiles qui viendront s'accrocher dessus.
Autrefois, au lieu de poser des liteaux on recouvrait le toit de chanlattes , pièces de bois triangulaires se recouvrant les une les autres de façon à former des arêtes sur lesquelles sont posées les tuiles.
On peut également poser un véritable platelage appelé voliges sur lequel on cloue les liteaux.
Le pureau est la partie visible d'une tuile. Le faux pureau est la partie recouverte par la tuile posée immédiatement au dessus de la tuile en question. Comme les pureaux sont identiques d'un rang à l'autre, le faux pureau est égal au pureau. Pour assurer l'étanchéité de la toiture, il faut qu'une troisième tuile recouvre au moins partiellement celle du dessous sinon il y a un trou au droit de la jonction entre deux tuiles de même niveau ( les rangs de tuiles étant décalés d'une demie tuile). Ce recouvrement est souvent égal au pureau. On dit alors que les tuiles sont tiercées, c'est à dire que le pureau est égal au tiers de la tuile. C'est pourquoi, le recouvrement devant être voisin de 8 cm, les tuiles ont en général 24 cm de longueur environ.
Un accident de toiture est une partie non courante du toit : arêtier, noue, faîtage, rives, etc...
Chaque accident de toiture était couvert par des tuiles de même nom.
Les tuiles d'arêtier ont la forme d'un trapèze rectangle. Elles sont en général pannetonnées (clouées) sur le toit pour éviter d'être arrachée par le vent. La jonction entre deux tuiles d'arêtier de versants contigus se fait soit à vif ou alors est recouverte par une tuile ressemblant aux tuiles faîtières.
Les tuiles de noue sont quelques fois appelées des noquets. Lorsqu'on arrivait à une noue, on s'arrangeait pour que le toit amorce une courbure 2 au 3 tuiles avant l'accident de toiture. Il faut alors que les tuiles soient courbes. Selon le côté par où on accède il faut que les tuiles relèvent tantôt à droite qu'à gauche. On a alors des tuiles gauches à droite et des tuiles gauches à gauche. Le premier "gauche" signifie qu'elles ne sont pas régulières.
Lorsque l'on s'est mis à faire les noues en zinc, il faut évacuer l'eau à chaque rang ou presque, sinon l'eau s'accumule sous les tuiles et risque de déborder à l'intérieur du toit. On découpe alors des petits dièdres de zinc qui sont posés dans la noue au fur et à mesure de l'avancement du toit. Ces petites pièces sont appelées également des noquets.
Lorsque l'on arrive au bord d'un toit on utilise des tuiles de rive qui peuvent être à rabat, c'est à dire qu'elle ont la forme d'une équerre, une partie étant dans le plan du toit, l'autre partie est verticale et protège le chevron de rive.
Au faîtage on utilise des tuiles de faîtage qui recouvre sur chacun des 2 versants le toit. Ces tuiles sont scellées sur le haut du toit et jointoyées par un bourrelet appelé pigeon.
Aux extrémités du faîtage et à la rencontre des rives des deux versants on met des tuiles d'about de faîtage. Ces tuiles sont très souvent utilisées avec les couvertures en tuiles mécaniques.
Lorsque deux arêtiers et un faîtage se rencontrent on utilise des tuiles d'épi de faîtage qui sont souvent surmontées d'un élément décoratif en zinc ou en terre cuite.
Pour faire des tourelles, il faut nécessairement des tuiles de forme trapézoïdale. Celles-ci sont fabriquées à la demande en fonction du rayon de courbure de la toiture (les tuiles près du faîte sont plus éloignées de la forme triangulaire que celles du haut). On appelle ces tuiles, des tuiles gironnées.
Dans les années du début du XXème siècle, sont apparues les tuiles mécaniques.
Ces tuiles mécaniques s'emboîtent l'une dans l'autre aussi bien parallèlement à une ligne de niveau que suivant la ligne de pente. Dans le premier cas on a un recouvrement (comme pour les tuiles plates), dans le second cas on a affaire à un emboîtement. Lorsqu'il y a deux rigoles sous le recouvrement on parle de tuiles à double recouvrement. De même pour les emboîtements. Si les doubles rigoles existent dans les deux sens on parle de tuiles à double emboîtement et double recouvrement ou encore de tuiles DE, DR
Couverture en tuiles
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Les outils du menuisier
Le menuisier travaille sur un établi, sorte de table de 0,50 m x 1,50 m environ dont le plateau en général en chêne a une épaisseur d'une dizaine de centimètres. Pour fixer les objets, se trouve, en général à gauche de l'établi un étau dont une des mâchoires et constituée du plateau de l'établi lui-même et l'autre par une pièce de bois de forte épaisseur qui est mue par une vis métallique. Il y a également dans le plateau deux ou trois trous d'environ 25 mm de diamètre dans lequel on peut coincer un serre-joint appelé valet. Enfin pour tenir ensemble deux pièces de bois, le menuisier se sert de serre-joints en bois. Lorsque les serre-joints sont en service, il s'exerce sur les deux bords une traction qui est reprise par une armature métallique le long du grand côté du serre-joint. On peut dire que l'on se trouve en possession de "bois armé". Maintenant les serre-joints sont entièrement métalliques.
(dessin d'outils à venir) Pour travailler le bois, le menuisier se sert de divers outils:
Le rabot qui comme son nom l'indique sert à raboter les pièces de bois;
La varlope est un grand rabot
Le riflard ressemble à la varlope mais sert uniquement à dégrossir les pièces de bois
Pour faire les rainures et languettes d'un parquet par exemple on se sert de rabots profilés appelés bouvets;
Pour exécuter des moulures, on utilise des rabots, appelés mouchettes dont la forme de la lame épouse la forme de la moulure. Les mouchettes et bouvets sont souvent considérés comme synonymes
Le ciseau à bois, pour creuser dans le bois;
Le bédane pour creuser des cavités plus étroites
Le maillet est un marteau en bois;
La plane pour affûter une pièce de bois;
Portes et fenêtres ou croisées
La fenêtre est aussi appelée croisée
La partie fixe d'une fenêtre est le dormant. La partie mobile, l'ouvrant ou la croisée est à un, deux ou plusieurs vantaux.
L'ouverture peut être
à la française si l'ouvrant tourne autour d'un axe vertical vers l'intérieur
à l'anglaise si l'ouvrant tourne autour d'un axe vertical vers l'extérieur
à guillotine s'il coulisse verticalement
coulissante si l'ouvrant coulisse horizontalement
pivotante si l'ouvrant tourne autour d'un axe vertical non situé au bord d'un vantail
basculante si l'ouvrant tourne autour d'un axe horizontal non situé au bord du vantail
oscillante si l'ouvrant tourne autour d'un axe horizontal situé en partie basse vers l'intérieur
projetant si l'ouvrant tourne autour d'un axe horizontal situé en partie haute vers l'extérieur
En France, les ouvertures les plus courantes étaient "à la française". Pour les fenêtres traditionnelles à deux vantaux, l'emboîtement des vantaux en partie centrale se fait par gueule de loup (c'est la partie mâle) et mouton (la partie femelle). Du côté des paumelles (axe autour duquel tourne le vantail, l'étanchéité se fait par une noix. On dit que la fenêtre est à noix et gueule de loup. La rotation des vantaux se fait grâce à des paumelles
En partie basse l'ouvrant possède un jet d'eau ou rejingot, pièce de bois en saillie pour assurer l'étanchéité. La partie basse du dormant ou pièce d'appui repose sur l'appui de fenêtre autrefois en pierre.
Pour assurer le verrouillage de la fenêtre on utilise une crémone, tige vertical actionnée par une poignée et qui pénètre en haut et en bas du dormant dans des gâches.
La rotation des volets est assurée par des pentures métalliques tournant autour de gonds scellés dans la maçonnerie. Pour assurer la rigidité des volets on dispose de barres, pièces de bois en saillie clouées horizontalement et d'écharpes posées en biais.
Menuiserie
Comme son nom l'indique, le serrurier autrefois fabriquait les serrures. Depuis longtemps, cette profession s'est scindée en deux. D'une part les serruriers fabricants et d'autre part les serruriers en tant que corps d'état de chantier.
Les serrures ont longtemps été dans une boîte en bois. Cela permettait de récupérer le mécanisme en détruisant la boîte au cas ou l'on perdait la clé. Les serrures à boîte métalliques étaient indémontables car assemblées par des rivets, les boulons étant une invention relativement récente. Les serrures sont en général en applique, c'est à dire que le boîtier est fixé de façon apparente sur la porte (côté intérieur évidemment). Ce n'est qu'à la deuxième moitié du XXème siècle que l'on a encastré les serrures dans l'épaisseur de la porte. On dit alors que les serrures sont lardées.
Les parties de la serrure sont les suivantes:
(dessin de serrure à venir) la serrure est dans une boîte ou palastre;
la partie mobile en forme de triangle qui ferme la porte et qui est commandée par une béquille, bec de cane ou un bouton (autrefois) en porcelaine est le pêne demi-tour;la béquille, bec de cane ou bouton s'introduisent dans un carré appelé fouillot ou foliot
en verrouillant la porte avec la clé on actionne le pêne dormant;
la partie de la boîte de la serrure qui est dans l'épaisseur de la porte et qui est munie de trous laissant passer les pênes se nomme la têtière;
la clé ou clef comporte trois parties: l'anneau souvent décoré, la tige et le panneton. Ce dernier est ouvragé de façon à ce que la serrure ne puisse s'ouvrir qu'avec une clé ayant la bonne combinaison;
les serrures dont la clé peut s'introduire de chaque côté et dont la tige de la clé n'est pas perforée sont les plus simples. Elles sont appelées bénardes
Les portes sont munies de serrures et de paumelles ou de gonds pour les plus lourdes d'entre elles. Les volets sont fixés sur des gonds par des pentures. D'une façon générale toutes les pièces métalliques des portes, fenêtres ou volets constituent la quincaillerie.
Une porte ouvre à droite en poussant ou à gauche en poussant; c'est à dire que la charnière est à droite et que la porte en s'ouvrant s'efface vers la droite.. La première est également dite à gauche en tirant et l'autre à droite en tirant.
Plomberie, zinguerie
Avant le XVIIIème siècle, les ouvrages de plomberie-zinguerie se limitaient à l'évacuation des eaux de pluie. En effet, l'eau était puisée à une source ou à une fontaine. Lorsque l'eau est arrivée au robinet, elle était canalisée par des tuyaux en plomb.
C'est ainsi que ce corps d'état s'est nommé plomberie-zinguerie.
Viendront beaucoup plus tard les canalisations en cuivre ou en acier galvanisé. Quant aux tuyaux de chauffage central, qui n'a commencé à se développer qu'au début du XXème siècle, ceux-ci étaient en acier. Mais ce corps d'état n'a pas changé de nom pour autant.
(façonnage des tuyaux à venir)
Electricité
L'électricité est un corps d'état relativement récent puisque l'arrivée du courant électrique date de la fin du XIXème siècle pour les grandes villes. Mais il aura fallu attendre les années 1950 pour que tous les foyers soient raccordés.
Le courant délivré dans les appartements était monophasé sous une tension de 110 V. A l'arrivée dans l'appartement se trouvait un sectionneur souvent dans une boîte en bois avec une façade vitrée. Puis on trouvait des fusibles tabatières en porcelaine. Leur nom est tiré de la ressemblance avec les tabatières dans lesquelles on mettait sa consommation quotidienne de tabac. Leur forme était rectangulaire avec un couvercle amovible qui contenait un fusible calibré en plomb, c'est à dire que le diamètre du fil était fonction (en principe) de l'intensité maximum que l'on acceptait dans l'installation. Vers les années 1960 sont apparus les fusibles en cartouche de forme cylindrique et dont la dimension était fonction de l'intensité maximale acceptée. Ainsi on ne pouvait mettre un fusible "plus fort" dans un boîtier déterminé. Enfin vers les années 1980 se sont généralisés les disjoncteurs en remplacement des fusibles.
Un disjoncteur est un interrupteur qui s'ouvre automatiquement (c'est à dire "couper le courant") en cas d'appel trop important de courant.. Il est calibré en Ampères (A)
Un interrupteur différentiel est un interrupteur qui s'ouvre automatiquement au cas une fuite de courant se produirait. Par exemple un fil touche une masse ou une personne. Il est calibré en milli-Ampères (mA)
Enfin un disjoncteur différentiel cumule les deux fonctions ci-dessus.
L'installation électrique proprement dite était constituée de fils en cuivre enrobés d'une couche de caoutchouc isolant et de coton tressé. Ces fils étaient cachés dans des goulotte en bois
Au début du XXème siècle, l'électricité ne servait qu'à l'éclairage par le biais d'une lampe centrale à bout de fil de 25 W dans les chambres et de 40 W dans la pièce principale. Dans les immeubles "bourgeois" l'éclairage se faisait par un lustre de quelques ampoules, appelé suspension.
Puis lorsque sont apparus les premiers appareils électriques, en général le fer à repasser, on enlevait la lampe centrale et on y plaçait une douille voleuse qui permettait le branchement de la prise de courant de l'appareil électrique. Ensuite sont arrivées les prises de courant en porcelaine, puis en bakélite et enfin en plastique.
Serrurerie
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1.Glossaire
1.1 L’histoire d’un chantier
1.2 Glossaire corps d’état du bâtiment
1.3 Glossaires spécifiques
- Compagnonnage
- Couverture et charpente
- Urbanisme
- Textile
1.4 Bibliographies
2.Etudes spécifiques
2.1 Architecture
- L’art du trait
- Le Lycée Banville
- 100 ans d’architecture à Moulins
Monographie d’architectes:
- La famille Mittons
- René Moreau, architecte
- Marcel Génermont, architecte
2.2 Les Constructeurs
- Louis de Régemortes
- Eugène Freyssinet
- François Mercier
2.3 Gros oeuvres
- Le trait du tailleur de pierre
2.4 Menuiserie-charpente
- Le trait du menuisier-charpentier
2.5 Electricité
- La Fée Electricité
2.6 Serrurerie
- Noblesse du métier de serrurerier
- Catalogue Bricard “ Serrurerie
d’Art”
2.7 De l’usage de l’eau
- Eaux à tous les étages
2.8 Décor mural
- Papier peint
2.9 L’accession à la propriété au XXè.s
- Home Sweet Home
2.10 Les Jeux de Constructions
2.11 La Vie Locale
2.12 Le Royal Cravate
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