Royal Cravate
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Le logement des troupes de passage était à la charge de la population mais c'était la municipalité qui devait l'organiser. Souvent pour éviter aux " bandes " de pénétrer dans la ville, et d'y apporter le trouble habituel les magistrats municipaux s'ils étaient prévenus de leur approche leur faisaient parvenir des vivres et de l'argent pour les inciter à camper à l'extérieur. Les officiers seuls étaient logés dans les auberges de Moulins, les. portes étaient fermées pour empêcher la troupe de rentrer. Les militaires en cantonnement devinrent plus disciplinés au xvmr, après la mort de Louis XIV. Les officiers ne pouvaient plus exiger, lorsqu'ils logeaient chez l'habitant, que le lit garni et ils devaient se nourrir à leurs frais ainsi que leurs valets et leurs chevaux. Au xmuP logèrent ainsi à Moulins tout une série de régiments. Au moment de l'incendie du château, le régiment de Berry prêta main-forte et il est signalé qu'un grenadier sauva la vie à plusieurs enfants allant les chercher à travers les flammes. Parmi tous ces régiments : Orléans-dragons, Royal Normandie, Royal Guyenne, Reine-Cavalerie, Chartres-Cavalerie, etc., il est une appellation qui a toujours intrigué les Moulinois. On la trouve gravée dans la pierre impasse de la Coquille mais aussi à de nombreux exemplaires dans les archives, c'est le " Royal Cravatte ". En 1768-1770, on trouve par exemple le " remboursement de 6 961 livres 12 sols 8 deniers à M. Depont officiermajor du régiment de Royal Cravatte, pour le logement dudit régiment, du 8 novembre 1768 au 12 juillet 1770 ". Il fut souvent interprété que c'était une déformation de Royal-Croate (1). Voici le texte de la pierre de l'impasse de la Coquille : Régiment de Royal Cravatte, Compagnie de la lieutenante colonelle 1770. Ce mot de colonelle est assez inattendu et n'a jamais été expliqué. Or, dans les archives municipales on trouve en 1713 la nomination " par M. le marquis de la Vallière, gouverneur du Bourbonnais, de Jean Crozet, à l'emploi d'enseigne de la compagnie de milice bourgeoise du quartier ville-Paris, colonelle de la ville de Moulins ". Le logement des militaires trouvera une solution dans la construction des Casernes -dont la première pierre a été posée en 1770 par M'°e de Pont, épouse de l'intendant. Elles seront réalisées très progressivement et très lentement, puisqu'elles ne seront terminées que sous Louis-Philippe. Pourtant la permanence de l'appellation sous toutes les plumes ne ressemble pas à un mot altéré. En 1776, dans les comptes municipaux " 125 livres pour un terme du bail des écuries louées pour le régiment de Royal Cravatte ". Histoire de Moulins H.DUSSOURD Ed.Volcans
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